Caronaute connecté !

  • Total : 136401
  • Aujourd'hui : 12
  • En ligne : 1
Octobre
Chargement...
Accueil News Contact Bibliographie
AlimentsBoissonsNutrimentsPhysiologiePathologiesRégimesRecettesUstensilesCuisson
Vous êtes ici : Accueil Pathologies Dyslipoproteinemie
Dyslipoprotéimémies

Définition

Un taux plasmatique anormalement élevé de lipoprotéines, aussi nommé hyperlipidémie ou hyperlipoprotéinémie ou dyslipoprotéinémie, peut présenter différentes anomalies dont les origines sont principalement primitives ou familiales.

Chez l'adulte, les constantes biologiques lipidiques normales sont :
Puce rouge Lipides totaux = 4 à 8 g/L
Puce rouge Cholestérol total = 3,8 à 6,5 mmol/L
Puce rouge Cholestérol HDL : Femme = 0,55 à 1,5 mmol/L et Homme = 0,45 à 0,50 mmol/L
Puce rouge Tryglycérides = 0,45 à 1,5 mmol/L peut être tolérée jusqu'à 2,3 mmol/L

Pour connaître l'indice d'athérogénicité : Calcul cholestérol

Au cours de la phase postprandiale, la majorité des lipides préalablement absorbés au niveau intestinal transitent vers le sang par voie lymphatique sous forme de chylomicrons. En effet, les lipides insolubles dans l'eau sont associés sa des apolipoprotéines, formant des lipoprotéines, de structures diverses et variées, afin de pouvoir circuler dans le plasma. C'est par la veine cave via le canal thoracique que les chylomicrons natifs entrent dans la circulation sanguine, où un échange d'apoprotéines avec les HDL leur permettra d'atteindre leur maturité. Ainsi les chylomicrons font l'acquisition de l'apo E et de l'apo C en cédant de l'apoAI. La lipoprotéin lipase (LPL enzyme présent principalement dans le tissu adipeux et hépatique) au niveau de l'endothélium capillaire les dégradent ce qui produit des acides gras, du glycérol et ne laissant derrière eux que des résidus de chylomicrons. Les acides gras pénètrent aussitôt dans les hépatocytes ou adipocytes qui produisent des triglycérides avec le glycérol provenant du métabolisme cellulaire.


Les acides gras qui circulent librement dans le plasma s'associent à l'albumine et l'ensemble pourra être utilisé à des fins energétiques par le métabolisme.



Concentrations plasmatiques normales pour une personne de 40 ans, (sans facteurs de risques d'athérosclérose) :
  g/L mmol/L
Cholestérolémie CT de 1,80 à 2,40 de 4,70 à 6,20
Triglyceridémie TG de 1,50 à 2,0 de 1,70 à 2,30
LDL - chol. < 1,60  
HDL - chol. > 0,45  
Apo B (indicateur de LDL) < 1,30 de 0,45 à 1,65  
Apo A1 (indicateur de HDL) > 1,20 de 1,10 à 1,80  
Lp a 0,30  

Étiopathogénie :

Dyslipidémies primitives

Hypertryglicéridémie isolée

D'origine polygénique (type IV):

L'hypertriglycéridémie peut avoir des origines polygéniques multiples, mais l'élévation des triglycérides sériques implique des facteurs environnementaux principalement alimentaires.

D'origine héréditaire monogénique dominante

Fait partie du type IV, implique un déficit enzymatique qui est très rare et dont on ne connait pas précisément les mécanismes.

Déficit en lipoprotéine lipase ou en apoprotéine Cll.

Il s'agit d'un déficit du métabolisme des chylomicrons qui est rare et ne traduit par une hypertriglycéridémie sévère, pancréatite et xanthomatose éruptive. Cette maladie touche les sujets jeunes souvent maigre et dont les symptômes surviennent après une prise alimentaire particulièrement riche en lipides. Le déficit en lipoprotéine lipase se manifeste après un excès de lipides purs. En revanche, le déficit en apoprotéine CII apparait si le régime glucidolipidique provoque les mêmes symptômes.

Hypercholestérolémie isolée

Hypercholestérolémie familiale.

La synthèse hépatocytaire des récepteurs au LDL est insuffisante ce qui élève le taux de LDL cholestérol (mauvais cholestérol). Le foie est alors incapable de reprendre le LDL cholestérol, ce qui entrave la régulation du cholestérol. Le niveau de concentration plasmatique en cholestérol peut alors atteindre de 2g/L en ce qui concerne la forme mineure et peut atteindre jusqu'à 10 à 12 g/L pour la forme homozygote.

La forme homozygote d'hypercholestérolémie sévère se traduit par l'apparition de xanthomes et une athérosclérose fulminante qui peut provoquer le décès précieux induite par maladie coronarienne (xanthomatose tendineuse hypercholestérolémique familiale).

Le forme hétérozygote (de type Ila) peut passer inaperçu ou présenter les symptômes de xanthomes typiquement tendineux (Indien d'achile) et maladie ischémique coronarienne qui se manifeste aux alentour de la quarantaine.

Hypercholestérolémie polygénique (type lla).

Le taux de cholestérol plasmatique est modéré et et la cause de l'anomalie n'est pas connue, de même que l'hérédité dyslipidémique n'est pas franchement établie.

Dyslipidémie mixte : hypertriglycéridémie + hypercholestérolémie.

Dyslipidémie familiale et polygénique.

Dyslipidémie lié à des défauts génétiques mineurs mais qui se situent à divers niveaux. Formes fréquentes de type Ilb présentant un niveau élevé soit de tryglycérides soit de cholestérol.

Dyslipidémie mixte réfractaire (type III)

Concerne une anomalie de l'apoprotéine E que les récepteurs ont des difficultés à reconnaître. Le malade est atteint d'une athérosclérose importante diffuse ainsi que des dépôts cutanés sur les plis palmaires. L'apoprotéine E subit une mutation et devient lipoprotéines celle-ci et une VLDL anormalement riche en cholestérol.

Dyslipidémies secondaires

Classification de Fredrickson

Grande puce Les types IIa, IIb et IV représentent plus de 90 % des dyslipidémies.

Puce Le type IIa = hypercholestérolémie pure à déterminisme génétique, mono- ou polygénique (hypercholestérolémie familiale de Gennes).
Le sérum est clair,
Cholestérol total > 2,5
Taux de LDL-cholestérol élevé,
Triglycérides et HDL cholestérol normaux,

Puce Le type IIb = dyslipidémie mixte (hypercholestérolémie mixte familiale et polygénique de Gennes).
Le sérum à jeun est très opalescent.
Taux de cholestérol total et de triglycérides sont très élevés.
LDL-cholestérol et VLDL sont élevés.
Le HDL cholestérol est insuffisant.
Ce type de dyslipidémie est souvent associé à un excès de poids, un diabète DNID et/ou une hyperuricémie.

Puce Le type IV = hypertriglycéridémie endogène
Le sérum à jeun trouble = triglycéride > à 3 g/L.
Cholestérol total normal ou élevé.
LDL-cholestérol normal
VLDL élevé
HDL-cholestérol insuffisant
Ce type de dyslipidémie est souvent associé à un excès de poids et un diabète DNID.

Grande puce Les dyslipidémies rares de type I, III et V.

Puce Le type I = hypertriglycéridémie pure exogène.
Degicit en lipoprotéines lipases et/ou en apoprotéines CII.
Hyperchylomicronémie postprandiale qui provient d'un apport inadapté en lipides alimentaires.

Puce Le type III = clys-B-lipoprotéinémie, une dyslipidémie mixte réfractaire.
Cholestérol total et VLDL sont élevés.
Dépendance exogène d'origine alimentaire.

Puce Le type V = Hypertriglycéridémie endo- et exogène d'origine alimentaire.

Diagnostic :

Les dyslipidémie sont souvent asymptomatiques. Souvent révélé à l'occasion d'un bilan sanguin de contrôle. Le diagnostic passe par un examen clinique, une enquête sur les antécédants familiaux et un dépistage biologique afin de déterminer les causes de dyslipidémie secondaire.

Une hypertriglycéridémie entre 10 à 15 g/L, sachant que la normale est < à 1,5 g/L, est souvent associé à un risque élevé de pancréatite aiguë, causée par l'activation in situ des enzymes pancréatiques. Le dépôt tissulaire lipidique nommé xanthome, à localisation cutanée et/ou tendineuse une complication supplémentaire. Ces dépôts peuvent être permanents ou ponctuels (poussées xanthomateuses), en cas de pics lipidiques, suite à un écart alimentaire ou si le traitement n'est pas suivi correctement.

L'hypertriglycéridémie n'augmente pas directement le risque au niveau cardiovasculaire, en revanche elle est souvent associé à un risque élevé de diabète et d'obésité.

L'athérosclérose associé au risque ischémique constituent les risques majeurs de l'hypercholestérolémie. La cardiopathie ischémique est la plus fréquente des complications. Si le patient est fumeur, le facteur de risque cardiovasculaire est encore plus important. Au niveau cutané et tendineux peuvent se former des dépôts extravasculaires de cholestérol, une complication qui favorise la xanthomatose hypercholestérolémique cornéenne.

Compléments d'examen :

Les différents dosages d'un bilan lipidique sont :

Puce Cholestérol total (CT)
Les valeurs normales du CT pour l'adulte se situe aux alentours de 2 g/L.
Au delà de 2,4 g/L l'hypercholestérolémie est avéré.
Les valeurs intermédiaires sont à surveiller.

Puce HDL-cholestérol (Bon cholestérol)
Inversement proportionnel au risque cardiovasculaire (rôle protecteur), un taux normal devrait se situer entre 0,45 et 0,65 g/L pour l'homme et entre 0,55 et 0,90 g/L pour les femmes.

Puce LDL-cholestérol
La formule Friedewald permet de calculer le LDL-cholestérol qui n'est pas une valeur mesurée.
Formule valable uniquement pour des taux de triglycérides < à 4 g/L :
Formule Friedewald
Les valeurs normales sont :
Homme = 1,10 et 1,60 g/L
Femme = 1,00 et 1,50 g/L

Puce Rapport LDL/HDL
Le calcul du rapport LDL/HDL permet de savoir si le patient présente un risque coronarien, qui est important si le résultat est au delà de 3,5.

Puce Triglycérides
Les valeurs normales sont :
Homme = 0,45 et 1,75 g/L
Femme = 0,35 et 1,40 g/L
Les triglycérides augmentent dans le cadre de nombreuses pathologies comme en cas de diabète, d'inssufisance rénale, infarctus du myocarde, de goutte, en cas d'obésité et de l'addiction au tabac, à l'alcool et bien d'autres cas encore.

Puce Lipidogramme
Électrophorèse des lipoprotéines plasmatiques dans le but de connaître les proportions des différentes classes de lipoprotéines et d'en évaluer les résultats selon leurs classifications.
Les valeurs normales sont :
HDL = 23 à 46 %
LDL = 42 à 63 %
VLDL= 3 à 18 %

Puce Apolipoprotéines
Les apolipoprotéines ne sont pas dosées systématiquement. Celles que l'on dose le plus souvent sont :
Puceron Apo A1 liée surtout au HDL 1,14 à 1,62 g/L ;
Puceron Apo A2 = 0,27 à 0,7 g/L ;
Puceron Apo B liée principalement aux LDL et VLDL 0,7 à 1,13 g/L) ;

Puce Lipoprotéines A
Particule lipoprotéique dotée d'une apoprotéine (a) qui est un indicateur du risque athérogène, dont les valeurs normales doivent se limiter à 0,35 g/L.

Puce Aspect du sérum est normalement clair à jeun, mais il peut prendre un aspect trouble, opalescent ou lactécent en cas d'excès en lipoprotéines particulièrement s'il s'agit de triglycérides. Ce test visuel qui permet de révéler immédiatement après le prélèvement, une éventuelle hyperlipémie.

Mesures hygiéno-diététique :

Le taux plasmatique de cholestérol doit absolument retrouver des valeurs normales ingénieurs à 2 g/L ainsi que les triglycérides à moins de 1,5 g/L.

Un taux dessous de tu 1,6 g/L de LDL-cholestérol est considéré comme normal en général. Cependant si d'autres factums de risque cardiovasculaire se présente, il est alors préférable de ramener ces valeurs à un taux inférieur à 1,3 g/L et parfois moins encore selon le cas.

Tout d'abord une dyslipémie requiert l'arrêt de l'intoxication tabagique. En clair, arrêter de fumer, bon sang ! Le tabac augmente le taux de LDL ( = + de mauvais) et baisse celui des HDL (= - de bon).

Toute dyslipemie impose un régime diététique adapté.

Reprendre sa vie en mains et corriger ses erreurs alimentaires souvent à l'origine du mal et retrouver un poids normal en cas de surcharge pondérale.

Reprendre une activité physique qui contribuera à l'augmentation du HDL et sera bénéfique sur bien d'autres plans.

Hypercholestérolémie

La synthèse de cholestérol endogène est beaucoup plus importante que l'apport alimentaire en cholestérol, dans le cadre d'une cholestérolémie élevée. C'est pourquoi, la qualité des lipides alimentaires est un point important du régime. Il faut pour cela réduire les apports en graisses animales saturés et privilégier les aliments qui fournissent des acides gras polyinsaturés oméga-3 pour augmenter le catabolisme des VLDL, afin de modifier la qualité du cholestérol circulant. Les omega 3 se retrouvent dans les huiles de chair de poissons gras, diminuent la synthèse hépatique de tryglycérides et d'apoprotéine B. Ces acides gras eicosapentaénoïque et docosahexaénoïque favorisent, non seulement, le métabolisme des VLDL, mais dont l'effet, non négligeable, antiagrégant plaquettaire, participe à la prévention des maladies cardiovasculaires.

Une hypercholestérolémie associé à un surpoids exige une prise en charge totale, comprenant un rééquilibrage quantitative et qualitative des apports alimentaire. Souvent un réajusteront de l'hygiène de vie globale s'impose.

Hypertriglycéridémie

Les mesures diététiques qui s'appliquent en cas d'hypertriglycéridémie sont fréquemment en rapport avec un surpoids, une forme de glucido-dépendance et/ou alcoolodépendance.

L'hypertriglycéridémie endogène, très rare requiert, dans unpremier temps, la suppression des graisses alimentaires. Puis une réintroduction de triglycéride à chaine moyenne est autorisée.

Conclusion

Toutes formes dyslipémies, qu'elles touchent les enfants, les femmes en âge de procréer sous contraceptifs ou les personnes âgées passent par un régime alimentaire et une hygiène de vie adaptée. Pour ceux qui suivent déjà un traitement médicamenteux prescrit par le médecin, les mesures diététiques ne se substituent pas au traitement mais sont un complément, qui ne pourra être que bénéfique.


© Copyright 2011 by Caroforme